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Photo prise à
Pashupatinath (Népal) avril 2004
e chiffre sacré
Le chiffre 7 revêt une
signification particulière dans l’hindouisme.
7 villes saintes constituent de grands lieux de pèlerinage :
Vârânasî (Bénarès), Haridwar, Ayodhya, Dwarka, Mathura, Kanchipuram et Ujjaïn.
L'inde compte également 7 fleuves sacrés :
le Gange, la Saraswati, la Yamunâ, l'Indus, la Narmada, La godavari et la Cauvery.
Voila des décennies que je rêve de l’Inde (quel pays ne me fait pas rêver penseront certaines qui se reconnaitront !). Et bien oui, en passionnée complètement conquise par l’Asie, après la Thaïlande, le Népal, le Tibet et la Chine (3 fois), rien de plus naturel que de continuer par l’Inde n’est-ce pas ?!
Ainsi cette année j'ai commencé par le Nord de l’Inde. Atterrissage à Delhi le 24 février à 1 h 30 du mat !
L’Inde du nord, Inde éternelle, celle des éléphants, des palais de maharadjahs, des sâdhus, du yoga, des ashrams, des temples jaïns, des fêtes multicolores et du Taj Mahal, mais aussi l’Inde moderne et celle du Moyen Âge avec ses cortèges de misère et ses embouteillages.
Je m’attends à tout, ayant déjà beaucoup lu sur
ce vaste pays et vu nombre de documentaires. Au meilleur comme au pire.
Et je sais que plus qu’un simple périple touristique, la découverte de l’Inde sera un voyage initiatique au cours duquel je devrai oublier mes certitudes avant de porter un jugement.
En Inde, je ne l’ignore pas, le luxe extrême côtoie le dénuement le plus total. Je prends le risque je sais de n’en pas revenir indemne.
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Capitale de l'Inde et 3e ville du pays par son nombre d'habitants. Située dans le nord de l’Inde, sur les bords du fleuve Yamunâ (une des sept rivières sacrées). Delhi peut décontenancer le voyageur par ses aspects les moins attrayants, harcèlement des rabatteurs, embouteillages… Mais elle recèle de véritables joyaux : monuments historiques remarquables, musées de grande qualité, divertissements culturels en nombre :
Le Red Fort témoin de la puissance des empereurs moghole aussi appelé Palais- - fort de Shahjahanabad ou Lal Qil'ah, inscrit au patrimoine mondial depuis 2007. Le fort est aussi le lieu depuis lequel le 1er ministre s'adresse à la nation chaque 15 aoput. Symbole de l'indépendance de l'Inde qui a acquis son indépendance le ... 15 aoput 1947 !
le National Muséum,
le tombeau de Humayun bâti par Haji Bégum la 1ère épouse perse du second empereur moghol Humayun,
le Gandhi Smriti hommage poignant au Père de la Nation indienne, mémorial érigé à l’endroit même où le Mahatma Gandhi fut abattu,
la majestueuse Jama Masjid dernière extravagance architecturale de Shah Jahan qui a construit Taj Mahal qui peut accueillir jusqu’à 25 000 fidèles,
l’époustouflant Qutb Minar haute tour de la Victoire érigée pour célébrer l’arrivée de l’islam en Inde
;
Raj
Ghat : sur les rives de la Yamunâ, une plate-forme carrée de marbre noir marque le lieu de l’incinération du Mahatma Gandhi ;
Temple Bahaï ou temple du lotus : en forme de lotus blanc fermé, particulièrement spectaculaire au crépuscule lorsqu’il est éclairé. Entouré de bassins et de
jardins. Il accueille les adeptes de toutes confessions pour prier et méditer en silence selon leur propre croyance ; Le refus des préjugés et la paix universelle font partie des principes
du bahaïsme.
Akshardham Temple : en marbre blanc et grès rose en impose par sa taille et sa sophistication. Rattaché au mouvement hindou Swaminarayan et mêle des éléments des architectures
traditionnelles de l’Orissa, du Gujarat, de l’Empire Moghol et du Rajasthan ;
A la croisée des civilisations, les rues retentissent d’un brassage de langues,
hindi (3e voire 2e langue la plus parlée au monde), punjabi et ourdou. D’un point de vue architectural Delhi comprend deux mondes dissemblables, la fascinante et
indisciplinée "old Delhi" la trépidante, qui séduit par son charme unique et son absence d'artifice, capitale de l'Inde musulmane et le nouveau « new Delhi » capitale de l’empire
britannique des Indes.
Uttar Pradesh :
3e ville de l'Etat de l'Uttar Pradesh après Vârânasi (Bénarès) et Lucknow. La ville par elle-même ne remporte guère de suffrages, ville industrielle polluée mais recèle nombre de merveilles :
La perle
d’AGRÂ, le sublime Taj Mahal, merveille architecturale de marbre blanc considéré comme le monument le plus extravagant jamais bâti par amour, ce mausolée moghol est devenu l’emblème touristique
de l’Inde : « une larme sur le visage de l’éternité », « l’incarnation de la pureté » ont tenté de décrire certains poètes. Construit par l’empereur Shah Jahan pour
recevoir le corps de la 2e épouse morte en mettant au monde son 14e enfant ;
La sagesse commence dans l'émerveillement.
le fort moghols, l'un des plus beaux du pays. La construction de ce fort et palais de grès rouge, au bord de la Yamunâ fut entreprise par l'empereur Akbar en 1565 et agrandi par son petit-fils
Shah Jahan (qui a construit le Taj Mahal) qui fit ajouter des édifices en marbres blanc, son matériau de prédilection. Bâti pour un usage militaire, il fut transmormé en palais par Shah
Jahan...
Le Mausolée d’Akbar extraordinaire tombeau de grès et de marbre honore le grand empereur moghol.
Le Taj Mahotsav : du 18 au 27 février à Shilpgram célébration du riche patrimoine d’art,
d’artisanat, culture, cuisine, danse et musique. Les festivités commencent par une procession spectaculaire inspirée de la splendeur moghole. Eléphants et chameaux décorés,
tambours...
Allâhâbâd tient une place prépondérante dans l’hindouisme. Cette année, du 14 janvier au 28 avril, les berges de ses cours d’eau accueillent le Kumbh Melâ (ou kumbhamelâ) - (Kumbhâ signifie pot) Melâ (moyens justes). C’est un pèlerinage sacré hindou qui a lieu dans quatre endroits de l'Inde :
- Prayag, Allahabad, au confluent de trois rivières saintes - Ganga (le Gange), Yamunâ et Saraswati ;
- Haridwar (dans l'État de l'Uttar Pradesh) où la rivière Ganga pénètre dans les plaines de l'Himalaya ;
- Ujjain (Madhya Pradesh), sur les rives de la rivière Shipra ;
- Nasik (au Maharashtra), sur les rives de la rivière Godavari.
Le pèlerinage a lieu quatre fois tous les douze ans, une fois à chacun des
quatre sites. Chaque cycle de douze ans, comprend le Maha (grand) Kumbha Mela à Prayag, en présence de millions de personnes, ce qui en fait le plus grand rassemblement de pèlerinage dans le
monde. D’après les astrologues,
il a lieu quand la planète Jupiter entre dans le Verseau et le Soleil entre dans Arles. Il comporte 10 bains dont certains sont désignés « Bains Royaux »..
Les sâdhus Naga (ascètes ayant fait le voeu de vivre nus) défileront et iront se baigner dans le fleuve sacré (soyez pas jalouses copines je vous ramènerai des
photos !!). En attendant...
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Anand Bhavan et Swaraj Bhavan : belle villa, sanctuaire à la mémoire de la
famille Nehru qui produisit 5 générations de politiciens illustres, de Motilal Nehru à Rahul Gandhi. Dans cette demeure, le Mahatma Gandhi, Jawaharlal Nehru et d'autres leaders planifièrent la
fin du Raj.
ANÂRÂSÎ – 1,2 millions
d’hab.
Autrefois appelée Bénarès et Kâshî (la lumineuse, la cité de la Vie), rebaptisée
des noms des fleuves Varunâ et Assî qui se rejoignent ici, a toujours été un lieu sacré. Pousser ici son dernier soupir permettrait d’atteindre le moksha (libération du cycle des réincarnations).
Ville importante de l’Etat de l'Uttar Pradesh, elle est située tout entière sur la rive gauche du Gange, face au soleil
levant. La ville, dédiée à Shiva, est très fréquentée par les sâdhus et les pèlerins de tout le pays qui viennent laver
leurs péchés dans le Gange ou procéder à la crémation de leurs proches. Elle constitue le cœur de l’univers hindou, un lieu de passage entre les mondes physique et
spirituel.
Les ghats, longs chapelets de
marches à ablutions descendent jusqu’au fleuve sur la berge occidentale du Gange, sont le pivot de la vie spirituelle à Vârânasî. La plupart servent au bain et plusieurs aux
crémations.
A l’aube, une lumière douce nimbe le fleuve sacré, les pèlerins viennent accomplir une puja (littéralement « respect »), cérémonie d'offrande et d'adoration de la divinité ;
Au crépuscule, ils se rassemblent à Har Ki Pauri pour participer à la cérémonie Ganga Aarti. Des centaines de bougies placées à l’intérieur de corbeilles de fleur, sont offertes au Gange.
Vishwanath temple, dédié à Vishveswara – Shiva en tant que Dieu de l’Univers. Les 800 kgs d’or ( !) qui couvrent la tour et la coupole furent offerts par le maharaja Ranjit Singh de Lahore.
Bénares Hindu University : créée en 1917 par le pandit Malaviy pour promouvoir l’enseignement de l’art, de la musique, de la culture et de la philosophie indiens, ainsi que l’étude du sanskrit (15 000 étudiants dont 2000 étrangers) ;
Ramnagar fort et son musée : palais fortifié du XVIIe siècle. Il abrite un musée éclectique. La collection comprend des palanquins, des howdah (nacelles destinées au transport à dos d’éléphant), une horloge astrologique, vêtements, armes…) ;
Et pour les adeptes.. yoga..
méditation..
BIHAR ET JHARKHAND :
Après un vote controversé du Parlement indien, le Bihar a été divisé suivant le tracé des frontières ethniques, de manière à créer le nouvel Etat du Jharkhand, région de
cascades et de forêts luxuriantes, le Jharkhand constitue le principal lieu de pèlerinage jaïn de l’Inde orientale.
BIHAR :
C’est à Bodhgaya, il y a 2600 ans que le prince Siddhartha Gautama atteignit l’Eveil sour l’arbre de la Bodhi, et devint le Bouddha. Un temple paisible s’élève sur le site et un arbre de la Bodhi est enraciné à l’endroit même où se dressait son illustre « ancêtre ». Des monastères et des temples, bâtis par des communautés bouddhistes internationales, sont éparpillés dans les environs. Des croyants viennent étudier, méditer et s’imprégner de l’atmosphère. Bodhgaya est entouré de terres agricoles et de villages. D’octobre à mars les pèlerins tibétains viennent en nombre de Dharamsala. Dalaï-Lama y séjourne souvent.
Mahabodhi temple : centre spirituel inscrit au patrimoine mondial. Il jouxte l’endroit où Bouddha atteignit l’Eveil et délivra son enseignement.
L’arbre de la Bodhi originel fut détruit par l’épouse d’Ashoka. Par chance, la fille de celui-ci, Sanghamita, avait auparavant prélevé un rejet qu’elle avait emporté à Anuradhapura à Sri Lanka. C’est de ce dernier que provient l’arbre réintroduit à Bodhgaya. La plaque de grès rouge (Vajrasan « trône du Diamant ») placée entre l’arbre et l’arrière du temple par Ashoka marque le lieu où Bouddha atteignit l’Eveil.
Le temple comprend un ensemble de chemins, jardins, sanctuaires et stupas votifs, ainsi qu’un jardin de méditation. Au sud, le lac Muchalinda, un bassin de lotus, est entouré de drapeaux de prières. Se promener autour du temple, parmi les moines de toutes nationalités, et se laisser submerger par l’atmosphère sacrée du site..
Aucune autre ville ne saurait donner une telle occasion d’aborder les cultures bouddhistes dans toutes leur diversité et l’architecture de chaque monastère s’accorde au style national de ses bâtisseurs..
Monastère thaï, un wat aux couleurs vives et dorures
étincelantes ;
Karma temple et le monastère de Namgyal tibétains, renferment de grandes roues de prière ;
L’imposant Indosan Nipponji temple est surmonté d’un toit de pagode japonais ;
Monastères chinois, birman, bhoutanais, vietnamien, tamang, daijokyo, népalais…
JHARKHAND :
Les principaux attraits du Jharkhand sont ses parcs nationaux, les cascades des environs de Ranchi et l’opportunité d’explorer une région de l’Inde du Nord dépourvue de touristes tant elle demeure méconnue.
ETLA (PALAMAU) NATIONAL PARK :
C’est dans ce parc que fut organisé le 1er recensement de tigres au monde en 1932. Il appartient désormais au Project Tiger et constitue l’un des sites indiens les plus propices à l’observation des éléphants sauvage. Le dernier recensement compte : 37 tigres, 62 léopards, 210 éléphants et 249 bisons. Huit communautés vivent au milieu des animaux, disséminées en 200 petits villages.
Dans ce parc je devrais effectuer un safari à dos d’éléphant qui
s’écarte des sentiers et offre un aperçu exceptionnel de la faune et de la flore.
et aller à la rencontre des villageois pour un vrai bain de culture..
BENGALE OCCIDENTAL :
A la fois noble et délabrée, brillante et désespérée, Kolkata est un kaléidoscope de la condition humaine, dont chaque mètre de rue reflète un aspect. Autrefois appelée CALCUTTA, la 2 e ville d’Inde évoque aux occidentaux l’image d’une misère atroce. Les Bengalis n’apprécient guère cette représentation tronquée de leur capitale, pourtant dynamique. Nombre d’Indiens considèrent KOLKATA comme le cœur intellectuel et culturel du pays. Plusieurs grandes figures des XIXe et XXe siècles en étaient d’ailleurs originaires, tels le philosophe Ramakrishna, le poète nobélisé Rabidranath Tagore et le célèbre réalisateur Satyajit Ray. Danse bengalie, poésie, art, musique, cinéma et théâtre s’y épanouissent.
Un temps capitale de l’Inde britannique, Kolkata conserve une splendide architecture coloniale :
Victoria Memorial : évoque un Panthéon mâtiné de Taj Mahal. Immense construction magnifiquement proportionnée et coiffée de dômes de marbre blanc. Conçu pour commémorer le 60e anniversaire de la reine victoria, l’édifice fut achevé presque 20 ans après sa mort ;
Indian muséum : luxueux palais à colonnades. Ses vénérables vitrines de verre et de bois sont dignes des collections qu’elles renferment :
Et tant d’autres sites : Futani Chambers, Motropolitan building de l’époque coloniale, l’originale mosquée de Tippu Sultan, le luxueux hôtel Oberoi Grand etc…
Barabazaar : synagogue Mothan David ; synagogue Bethel, cathédrale du Saint-Rosaire, l’église arménienne, la mosquée Nakhoda ;
chinatown : quelques rares vestiges de la petite chinatown. La plupart des chinois ont quitté le quartier. Quelques temples chinois subsistent, une vieille porte prévue pour laisser passer les éléphants domestiques.
Les ghats de la Hooghly, le matin et le soir, les fidèles se baignent dans le fleuve et déposent des offrandes. Au coucher du soleil, les bougies votives flottantes composent un tableau magique.
Au sud de Kolkata : Kalighat : temple de Kali est le lieu le plus saint de Kolkata.
Comment à Kolkata ne pas penser à Mère Térésa ? L’incarnation du don de soi. La sainte des caniveaux. Prix Nobel de la paix en 1979 et béatifiée par le Vatican en 2003. Née Agnès Gonxha Bojaxhiu, de parents albanais à Uskup (aujourd’hui Skopje, Macédoine), elle entra dans l’ordre religieux irlandais de Loreto et travailla plus de 10 ans comme enseignante à la St Mary’s High School de Kolkata. Horrifiée par la misère endémique de la ville, elle fonda un nouvel ordre « les missionnaires de la charité » et ouvrit en 1952 le Nirmal Hridy (Sacré cœur). Foyer des mourants, premier refuge à offrir un abri gratuit et un peu de dignité aux indigents et aux mourants. De nombreux autres devaient suivre.
Et pourquoi pas l’atmosphère d’un match de cricket international au Ranji Stadium ? de quoi électriser même les plus néophytes !
EW Jalpaiguri / NJP / SILIGURI : 500 000 hab. - altitude 114 m
Effervescente et surpeuplée, la métropole qui regroupe les villes jumelles
de Siliguri et New Jalpaiguri est le point de départ vers Darjeeling, Kalimpong, Sikkim, les Etats du Nord-est, le Népal oriental et le
Bhoutan.
Ce sera une étape qui me permettra de prendre le « Toy Train » pour rejoindre Darjeeling.
Le chemin de fer Darjeeling Himalayan Railway, ou chemin de fer himalayen de Darjeeling – surnommé Toy Train, surnom donné à la plus ancienne et dernière locomotive à vapeur en Inde, n’a rien des palais sur rails envahis de millionnaires en quête initiatique (ouf !). Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, le Darjeeling Himalayan Railway est une véritable prouesse technique : la voie ferrée étroite de 61 cm sur une distance de 82 km comporte 900 courbes de montée. Il gravit lentement (10 km/h)) les 2 000 m de dénivelée et effectue en 9 h les 82 km qui sépare New Jalpaiguri à Darjeeling.
Embarquer à bord du Darjeeling est la promesse d’un voyage pittoresque et insolite au pays du thé noir. Le regard peut s’attarder sur les plaines fertiles de l’Inde, avant que le Toy Train ne gravisse les flancs de montagne, ne serpente parmi les rizières verdoyantes et ne slalome entre les jardins de thés jusqu’au col de Jorebangla, point culminant (2 438 m) du trajet.
Ce voyage sera une merveilleuse
approche de l’Himalaya, région mystérieuse. Le paysage traversé est spectaculaire et les vues des sommets à couper le souffle.
Une p'tite invitation au voyage ...
A-t-il bien vécu celui dont le regard n'a jamais dépassé la haie de son jardin
?
Alexandra David Neel
ARJEELING - 110 000 hab. - altitude 2 143
m
.
Le thé Darjeeling a traditionnellement été le thé le plus prisé de tous les thés noirs. On trouve également de plus en plus de thé vert ou Oolong en provenance de la région. Les premiers théiers furent apportés de l’Assam à Darjeeling par des planteurs britanniques désireux de briser le monopole chinois sur le commerce du thé. On doit le thé tel qu’on le boit en occident aux ethnies Khamti et Singpho de l’Assam qui initièrent les explorateurs britanniques aux vertus curatives des feuilles de thé fermentées et infusées dans l’eau chaude. Il y a 4 récoltes par an :
1re récolte : à la mi-mars juste après les pluies du printemps ; son arôme et sa couleur sont très légers.
Récolte intermédiaire : entre les récoltes de printemps et celles d'été, son arôme est entre ces deux récoltes.
2e récolte : en juin ; sa couleur est plus ambrée et il y a davantage d'amertume au goût.
Récolte automnale : à l’automne après
la saison des pluies ; sa saveur est moins délicate et ses notes épicées sont estompées.
Participer à une récolte et aux différentes étapes de traitement des feuilles au Happy Valley Tea Estate. Une
petite voix me chuchote que celà sera possible ! Domaine créé en 1854. Les arbustes du jardin sont très anciens (de 80 à 150 ans) ;
Observatory Hill : sur cette colline, sacrée pour les bouddhistes et les hindouistes, se
dressait autrefois le Dorje Ling, le gompa qui donna son nom à la ville ;
Druk Sangak Choling Gompa : inauguré par le Dalaï-Lama en 1993. Renommé pour ses fresques chatoyantes. Il abrite 300 moines
qui étudient philosophie, littérature bouddhiste, astronomie, méditation, danses et musiques sacrées ;
Japanese
Peace Pagoda : une des 70 pagodes construites dans le monde par l'organisation japonaise bouddhiste Nipponan Myohoji. Pendant les pujas (prières), le son des tambours résonne dans l'enceinte
boisée ;
Padmaja Naidu Himalayan Zoological Park : créé en 1958 pour l'étude et la préservation de la faune himalayenne. Dans un
cadre rocheux et boisé, il accueille l'unique population de tigres de Sibérie du pays..
(j't'en ramène un Calliste ?!!..),
des ours noirs himalayens, de rares pandas roux, des léopards des neiges et des loups du Tibet. Les animaux sont soignés par des gardiens attentifs ;
Himalayan Mountaineering Institute (fondé par Tenzing Norgay) : niché dans l'enceinte du parc zoologique, le prestigieux Institut d'alpinisme himalayen a formé
quelques-uns des plus grands alpinistes indiens. Il abrite un fascinant musée de l'Everest qui retrace les tentatives d'ascension du plus haut sommet du monde
;
P'tit clin d'oeil d'une passionnée :
les non passionnés n'auront peut-être jamais entendu parler de Tenzing Norgay. Personnage très important à Darjeeling et dans le monde de l'alpinisme, Tenzing Norgay et l'alpiniste Edmund
Hillary ont été les premiers hommes à atteindre le sommet de l'Everest en 1953. Sherpa népalais, Tenzing s'est installé à Darjeeling à l'âge de 18 ans, où son fils Jamling, lui-même
vainqueur de l'Everest, vit dans la maison familiale et dirige des expéditions.
Je ne ferai pas l'ascension de l'Everest faute de temps... 
mais ma passion ne serait pas assouvie si je n'effectuais pas un petit trek : SINGALILA RIDGE : il dévoile des vues fantastiques sur l'Himalaya ! Je vous laisse juger ! motivant non
?!
Celui
qui n'est point tenté par les cîmes est menacé par les abîmes.
Boileau.
J1 : de Mane Bhanjang (2 130 m) à Tonglu (3 070 m) via Meghma Gompa : 14 km ;
J2 : de Tonglu à Sandakphu (3 636 m) via Kalipokhri et Garibas : 17 km ;
J3 : de Sandakphu à Phalut (3 600 m) via Sabarkum : 17 km ;
J4 : de Phalut à Ramam (2 560 m) via Gorket : 16 km ;
J5 : de Rammam à Rimbik ( 2 286 m) via Srikhola : 19 km ; retour sur Darjeeling en jeep ;
voilà pour le prévisionnel, pour le
reste, je garderai quelques brins de mystère..
quelque place à l'aventure...
qui seront dévoilés au fur et à mesure de mes pérégrinations...
L'aventure c'est le trésor que l'on découvre chaque matin..
(Jacques Brel)

Tout européen qui vient en Inde acquiert la
patience s'il n'en a pas
et la perd s'il en a. (Proverbe indien)
un peu de chants et musique dévotionnels..
Darbar Ustad Wassifuddin Dagar PART
p'tit rappel :
1 - l’Everest (8844 m), situé sur
la frontière entre le Népal et la Chine (Tibet)
2 - le K2 (8611 m), situé sur la frontière entre la Chine et le Pakistan
3 - le Kangchenjunga (8586 m), situé sur la frontière entre l’Inde et le Népal
4 - le Lhotse (8516 m), situé sur la frontière entre le Népal et la Chine (Tibet)
5 - le Makalu (8463 m), situé sur la frontière entre le Népal et la Chine (Tibet)
6 - le Cho Oyu (8201 m), situé sur la frontière entre le Népal et la Chine (Tibet)
7 - le Dhaulagiri (8167 m), situé au Népal
8 - le Manaslu (8163 m), situé au Népal
9 - le Nanga Parbat (8126 m), situé au Pakistan
10 - l’Annapurna (8091 m), situé au Népal : c'est le sommet de plus de 8000 mètres à avoir été gravi (en 1950, par une expédition française menée par Maurice
Herzog et Louis Lachenal) et je m empresse d’ajouter Lionel Terray et Gaston Rebuffat qui eux sont restés dans l’ombre !!
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